L'origine des traditions musicales et chorégraphiques vietnamiennes remonte au néolithique (lithophones) et à l'âge du bronze (gravures sur les tambours). Dans le Viet-Nam féodal, après le Xème siècle, les troupes de théâtre se produisaient à l'occasion des cérémonies rituelles, des audiences royales et des fêtes de la Cour.
Les chants folkloriques, très florissants, avaient un cachet
régional : Quan-ho, Ca Tru, Hat Van, Hat Tho (Nord), Ca-Hue
(Centre), Dieu Ly, Cai-luong, Hat-boi (Sud).
Les chansons populaires expriment l'attachement au village natal,
l'amour de la nature, le sort de l'homme. Les chants alternés
entre filles et garçons étaient souvent improvisés
en vers (6-8 syllabes). Les instruments de musique traditionnels
visent essentiellement à suivre les intonations de la langue
et les inflexions du chant folklorique.
Les danses folkloriques se développaient particulièrement parmi les minorités ethniques. Les plus caracteristiques sont celles des Thai, des H'Mong et des peuplades des hauts-plateaux du Centre du pays.
Dans les années 30, la musique moderne inspirée des
traditions occidentales a vu le jour. Depuis 1945, ce patrimoine
artistique a été revalorisé. De nouveaux genres
plus aptes à refléter la vie quotidienne ont fait
leur apparition.
